Baudreix

Village touristique béarnais

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Histoire de Baudreix

 

HISTOIRE DE BAUDREIX

Une légende raconte qu’au XVIème siècle des moines élisent domicile à Baudreix pour s’isoler du monde et se plonger dans la prière et les livres. Les soldats de Jeanne d’Albret (Reine de Navarre) viennent les tirer de leur retraite en 1569 pour les contraindre à se convertir au protestantisme. Face à leur refus, les soldats enterrent les moines et se servent de leurs têtes comme de quille jusqu’à ce qu’ils meurent.

En 1772, durant trois jours, la pluie s’abat avec forces sur la plaine de Nay. Le Gave de Pau sort de son lit et engloutit le village. Traumatisés, les habitants reconstruisent Baudreix en hauteur pour préserver le village des inondations. Ceci n’est pas une légende, mais l’acte de naissance du village tel que nous le connaissons aujourd’hui et que nous vous invitons à découvrir.

 

L'EGLISE DE BAUDREIX (Saint Sauveur)

 

Eglise de BaudreixL'église paroissiale Saint Vincent est édifiée en 1859. Le porche-clocher dont le tympan représente le Bon Pasteur, donnce accès à la nef de 4 travées à arcades brisées.

Cette église fait partie des "églises peintes" si souvent présentées dans ce secteur du Pay de Nay. En effet, il suffit d'observer les remarquables peintures de choeur et des piliers pour s'en convaincre...  

A gauche, le Christ, bénissant est encadré par les évangélistes St Marc et St Mathieu. A droite, la Vierge est entourée par St Luc (qui retrace l'enfance de Jésus) et St Jean (le plus jeune des disciples à qui Jésus, avant de mourir sur la croix, a confié sa mère).

Le maître-autel est intégré à un retable en bois peu habituel, d'un bel effet.

Dans le bas-côté, l'autel de la Vierge, certes plus modeste, mais surmonté d'une statue de la Vierge couronnée. Elle nous présente son Enfant qui nous accueille. Deux anges -St Michel et St Gabriel l'encadrent. Ils déploient des  phylactères : "Mère de miséricorde", "Mère de Dieu" et "Refuge des pécheurs, priez pour nous".

Au fond de l'édifice, nous trouvons les peintures de l'habituel baptême du Christ et, beaucoup moins fréquent, le retour de l'Enfant prodigue. Il a rompu symboliquement ses chaînes et un serviteur lui apporte des vêtements neufs.

Les vitraux proviennent de P. Arcencam, maître-verrier à Pau et Bordeaux. Ils datent de 1919.

On remarquera aussi les belles stations du Chemin de Croix.

 

LE GAVE DE PAU                    Gave-2       photo arienne_base_046        photo arienne_base_025

Les Gave de Pau est à la fois un torrent dévastateur et une ressource primordiale pour le village. Si l’habitat y est abandonné, de nombreuses activités économiques s’y sont développées.

 

RESSOURCE OU OBSTACLE

Au XIXème siècle, le Gave de Pau actionne un moulin, une filature et une scierie mais des crues violentes endommagent ces installations. En 1952, elles emportent des champs et un lavoir. Le Gave sera progressivement enroché afin de le stabiliser. Le Gave de Pau constitue également un obstacle entre le village et les ressources forestières situées sur la rive gauche. A défaut de pont, des câbles tendus au-dessus du cours d’eau permettent le transport des hommes et des marchandises.

 

LE GAVE S’OFFRE EN SPECTACLE                                                        Gave Baudreix

En 1948, l’ancien moulin est transformé en restaurant l’Auberge de la Digue qui devient fort réputée. Elle accueille les plus grandes célébrités de passage dans la région. En 2001, l’ancien bras du Gave de Pau détourné pour des raisons de sécurité est transformé en Lac et en base de loisir. Baudreix s’ouvre ainsi au tourisme. Une passerelle relie pour la première fois les deux rives du Gave de Pau et permet des promenades le long du cours d’eau.

Table Gave    Gave 5

LA GRAVIERE

Les galets et le sable du Gave ont depuis longtemps été mis à profit par les habitants de Baudreix pour leurs constructions. Leur exploitation s’industrialise avec l’installation d’une gravière par les frères Lacrouts en 1975. Le site s’impose comme l’un des principaux employeurs du village. La gravière s’est depuis ouverte à la production du béton. Elle appartient depuis 1995 au groupe Lafarge.

 

 

LA PLAINE Lac et_Gravière

 Au XIXème siècle, la plaine de Nay est surnommée le jardin du Béarn. La terre y est en effet fertile assez arrosée et bien mise en valeur par la population.

 

LA PAYSANNERIE TRADITIONNELLE

 Les terres des cultivateurs sont souvent très réduites mais permettent l’autosubsistance. Ces terres sont divisées en plusieurs petites parcelles souvent éloignées les unes des autres. Le froment, le maïs, les haricots et le lin sont cultivés de manière rudimentaire. Les châtaigneraies, l’élevage et parfois la vigne offrent des ressources complémentaires. Les quelques excédents sont vendus au marché de Nay.

 Marche-de-Nay

LA MODERNISATION DE L’AGRICULTURE

La modernisation de l’agriculture s’appuie sur la mécanisation. L’élevage laitier et l’introduction de culture plus rentable comme le maïs hybride et le tabac. Beaucoup de paysans hésitent alors à s’engager dans cette voie ou ne peuvent le faire. De moins en moins nombreux, les agriculteurs disposent de plus de terres. Les remembrements transforment le paysage de la plaine en favorisant les grandes parcelles.

 

LES AMENAGEMENTS DU SECOND EMPIRE

 Le canal de Lagoin est inauguré en 1866. Sa branche principale irrigue à Baudreix une trentaine d’hectares et favorise la création de prairie. Le canal alimente également un lavoir public et les maisons riveraines en eau domestique. La voie de chemin de Fer Pau Lourdes, suit le même tracé que le Canal. En 1867, le premier train traverse le village. Une petite halte permet d’accueillir des ouvriers de la région de Lourdes qui viennent travailler dans les ateliers de tissage.


 



  Eglise -_Village

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